Mardi 18 février, Geotium était à l’école. Mais pas dans n’importe quelle école !

occitanie

Dans une calandreta. Une calandreta est une école bilingue. Ou plutôt non. Puisqu’on y parle qu’une seule langue : l’occitan. C’est donc une école comme les autres. Pourtant, iIntramuros, les élèves de la calandreta sont immergés dans un univers linguistique différent. Les enseignants et même les assistants d’éducation ne parlent aux élèves qu’en occitan. Car il ne s’agit pas d’apprendre l’occitan, mais d’apprendre en occitan.

Aucun regret ou passéisme nostalgique à la calandreta : apprendre une langue, c’est ouvrir une porte sur un peuple, une culture, un environnement. C'est pourquoi "La Garriga" enseigne aux enfants à connaître et respecter leur environnement. La nature qui les entoure et la langue qui la nomme ont la même histoire : celle des gens qui habite ici et maintenant.

Geotium a donc participé à une journée sur la biodiversité organisée par la calandreta « La Garriga » de Gignac. Toute la journée, les enfants ont participé à 6 ateliers différents. Nous proposions une animation axée autour de l’imbrication des êtres vivants par l’intermédiaire des chaînes alimentaires. Ce que certains nomment la cruelle réalité de la nature est en réalité un lien qui relie tous les êtres vivants et les rend interdépendants. La même histoire les relie : celle de la vie dans toute sa diversité.

 

En effet, que deviendrait l’aigle sans le lapin ? Et point de lapin sans herbe. Mais pas d’herbe sans mouton. Car, sans les moutons qui paissent nos garrigues, celles-ci se referment, happées par la forêt envahissante. Pour survivre, l'herbe a donc besoin du mouton qui pourtant la mange... Mais on ne voit jamais de moutons sans berger.

Donc, résumons : l’aigle a besoin du lapin qui a besoin d’herbe qui a besoin du mouton qui a besoin du berger qui a besoin de … Au fait, de quoi a besoin le berger ? De pouvoir vivre décemment de son activité, je suppose. Mais là s’arrêtent les chaînes alimentaires et commencent les subtilités de l’économie et les arcanes de la politique. Comme Geotium ne s’occupe que d’écologie. On s'arrête là.

Retournons donc à l'école...

calandreta montre plaq

 

 

 

 

Avec l'aide de l'animatrice de Géotium, les élèves ont fait connaissance avec la faune et la flore locales.

 

 

 

 

 

 

 

calandreta chaine alim plaq

 

 

 

Ils ont pu ainsi former des chaînes alimentaires avec les plantes et animaux de la région.

Des fleurs aux décommposeurs, en passant par les carnivores et les coprophages, les enfants ont pu constater l'utilité de chaque être vivant.

 

Puis, ils ont placé les plantes et les animaux dans leurs écosystèmes respectifs.

 

 

 

 

 

 Puis, ils ont placé les plantes et les animaux dans leurs écosystèmes respectifs.

calendreta flèches

 

Ensuite, ils ont tracé des flèches entre tous les écosystèmes concernés par les relations proies/prédateurs.

calandreta fin

 

Pour finir, les enfants ont constaté l'interdépendance de tous les êtres vivants et donc l'interaction permanente de tous les écosystèmes.

 

Ainsi, de l’aigle au berger, chaque habitant trouve sa place, sa raison de vivre et de mourir au sein de la biodiversité locale.

Donner aux enfants les outils pour qu'ils puissent trouver leur place, ici ou ailleurs. En voilà un bel objectif pour une école.... et pour une société toute entière.